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Formats spéciaux

FastN fait peau neuve

 
Chers lecteurs, chères lectrices, nous sommes très fières de vous annoncer la rentrée des classes chez FastNCurious !
En ce début d’année scolaire l’ancien bureau s’est attelé à sélectionner et former cette nouvelle équipe afin de lui passer – comme il se doit – le flambeau du blog. Nous les remercions pour leur confiance et pour le temps qu’ils nous ont accordé, nous ferons de notre mieux pour en être dignes.
Après deux mois d’été, la famille FastN reprend du poil de la bête et vous présente une équipe toujours plus nombreuse avec 42 rédacteurs et deux nouveaux membres au bureau, pour être encore plus aux petits soins de nos lecteurs adorés.
En prévision : Bien entendu des articles sur l’actualité de la communication toujours aussi aiguisés et pertinents, la refonte de notre site, le retour des conférences BuzzOff (mais pas que…), de nouveaux partenariats en perspective, et enfin des formats innovants avec la création d’un pôle audiovisuel pour vous livrer un contenu transmédiatique et varié !
On vous tiendra au courant des évolutions sur le blog et sur les réseaux sociaux, alors on n’hésite plus : On like la page Facebook et on follow le compte Twitter !
Stay tuned,
Le pôle présidentiel : Marion Bieysse, Marine Aubenas et Inès Fière.

Formats spéciaux

Edito de remerciement

C’est à l’aune de ce mois de juillet, après une saison dont nous ne pouvons qu’être très fiers, que nous profitons de ces quelques lignes pour remercier toute l’équipe de FastNCurious.
A toutes nos rédactrices, à tous nos rédacteurs, à nos secrétaires de rédaction : MERCI. Merci pour vos articles de qualité, merci pour vos choix audacieux et votre originalité, merci pour votre rigueur et votre confiance.
A notre bureau, merci pour votre sérieux, votre envie de faire et de bien-faire tout au long de l’année.
A toutes nos lectrices, à tous nos lecteurs, nous sommes très heureux de vous voir chaque jour plus nombreux à nous suivre. Nous apprenons de vos critiques et votre soutien nous fait chaud au cœur.
Un grand merci également à Olivier AÏM, Thierry DEVARS, Yves JEULAND, Mathieu SLAMA et Isabelle LE BRETON pour l’édition 2017 de notre Buzz Off.
Enfin, nous remercions le CELSA et toute l’administration, ainsi que notre BDE, qui nous ont soutenus cette année.
FastNCurious fait sa rentrée le 11 septembre. En attendant, restez curious !
Charlotte Trodet, Antoine Heuveline, Irina Stasula

Formats spéciaux

MAYDAY, MAYDAY, FASTN NE REPOND PLUS

Si vous êtes un lecteur assidu de FastNCurious, vous l’aurez sûrement remarqué : depuis plusieurs semaines déjà, le blog d’actualités de la communication tenu par les étudiants du CELSA rencontre quelques problèmes qui en déstabilisent plus d’un. Toujours curious, mais plus très fast, un flop temporaire, où FastNCurious est victime de son succès. Retour inédit sur cette complication.
Des blessures difficiles à panser…
Un site qui met trop de temps à charger le contenu ? Une page internet qui ne s’ouvre pas ? Des articles difficiles à lire sur mobile ? Le ralentissement du site provoque de nombreux petits problèmes qui peuvent gêner la bonne lecture d’un article. Cependant, il faut savoir que les ingénieux Webmasters de FastNCurious, Guillemette Trognon et Dylan Langlois, œuvrent au nettoyage complet du site pour nous assurer un retour à la normale dans les semaines à venir. En effet, c’est bien d’une question d’assainissement qu’il s’agit puisque depuis sa création en 2011, les spams et autres désagréments n’ont pas été traités. Malgré l’aide d’ingénieurs er d’informaticiens extérieurs, le problème stagne et aucune solution n’a pu être trouvée. Les Webmasters se voient donc attribuer une charge de travail conséquente !

Pas de panique : les articles restent accessibles !
Mais rassurez-vous, bien que le site en lui-même soit un peu difficile d’accès par moments, les liens directs vers les articles sont LA solution. Pour les trouver, rien de plus simple : l’équipe de Community Management composée de Laura Sébert et Caroline Dos Santos, accomplit un travail impressionnant de relais des articles et des actualités sur les réseaux sociaux. Chaque jour, sur Twitter et Facebook, les liens directs aux articles sont relayés et fonctionnent à merveille. Pour les trouver, il suffit de suivre votre blog préféré sur ces réseaux sociaux. De plus, les articles publiés chaque samedi sur Le Monde sont accessibles sans aucune difficulté.
Un lectorat attristé
Qui dit problème d’accès, dit tristesse de nos lecteurs… et on les comprend ! Il faut savoir que le cœur de FastNCurious bat aussi à travers un lectorat de plusieurs milliers de personnes comprenant en majorité des étudiants, mais aussi des professionnels du métier. Et vous, qui êtes-vous ? De plus, ayons une pensée pour les candidats se présentant au concours du CELSA qui ont soif de connaissances et de billets pertinents quant à la communication, car tout le monde le sait : FastNCurious c’est l’une des clés pour le réussir ! Les lecteurs sont déçus de ne pas avoir leur dose hebdomadaire – voire quotidienne – de FastNCurious.
Ces problèmes ne sont pas passés inaperçus et la frustration est aussi ressentie par les rédacteurs qui chaque jour, font battre votre cœur de lecteur !
Pour expliquer et comprendre ce sentiment que nous avons perçu chez eux, nous avons réalisé une courte vidéo. Arpentant les couloirs du CELSA, nos caméras ont suivi les lecteurs et rédacteurs dans leur relation à FastNCurious :

Vous l’aurez compris, le problème rencontré par notre plate-forme n’est que temporaire et ne fait pas le poids face à votre détermination à lire les articles qui vous intéressent le plus ! Si malgré tout, vous êtes effondré par ces complications, FastNCurious serait heureux de recevoir ses premiers dons, afin de se remettre à neuf ! Cela dit, si vous sentez que vous pouvez être, personnellement, le remède aux maux de FastNCurious, l’équipe serait ravie d’accepter l’aide précieuse d’un informaticien aguerri (gratitude à la clé).
Steffi Noël

Formats spéciaux

FastNCurious fait sa rentrée, et au pas de course

Il y a quelques semaines à peine,  l’ancienne équipe FastN nous laissait les rênes du blog… et voilà qu’aujourd’hui nous lâchons les chevaux pour ce voyage Curious 2016-2017.
Au programme : des articles toujours plus incisifs et pertinents sur les processus de communication, le retour des conférences #BuzzOff dans lesquelles sont invités à jouter professeurs et professionnels de la communication, et la découverte de nouveaux sentiers au sein de la WebRadio du Celsa.
Avec ses 42 rédacteurs en lice cette année, FastNCurious vous promet une balade sans embûches au cœur de l’actualité de la communication.
Nous tenons particulièrement à remercier nos prédécesseurs pour leur confiance, leur patience, et leurs précieux conseils durant cette passation.
L’ensemble du bureau FastNCurious met le pied à l’étrier et se joint à nous pour souhaiter à tous nos lecteurs  une très bonne année en notre compagnie.
 
Le pôle présidentiel : Antoine Heuveline,  Irina Stasula & Charlotte Trodet.
Crédits image :
life.odbi.fr

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Formats spéciaux

Entretien avec Virginie Descoutures : Communication & sociologie de la famille

Virginie Descoutures est docteur en sociologie, spécialiste de la famille et du genre. Elle est l’auteure de Les mères lesbiennes (2010) et d’ouvrages collectifs: Sous les sciences sociales, le genre (2010) & Mariages et homosexualité dans le monde (2008).

Cet entretien est divisé en trois parties, d’abord Virginie Descoutures nous parle du rôle de la communication dans son travail de sociologue. Elle souligne l’importance des outils de communication pour rendre visible les travaux de recherche. Elle explique qu’en tant que fonctionnaires, les chercheurs se doivent de fournir des traces de leurs travaux aux citoyens.
Virginie Descoutures parle ensuite de l’utilisation des moyens de communication en faveur de l’égalité. Elle explique que de nombreuses campagnes sont pensées pour l’égalité. Elle-même utilise des objets de communication pour illustrer ses propres cours « une affiche, un média, ça dit des choses ». Ces supports permettent de déconstruire des normes, des préjugés. Elle revient sur la possibilité d’attribuer le nom des deux parents aux enfants et dit :  « Je suis assez surprise qu’il n’y ait aucune campagne du gouvernement, de l’Etat qui permette de rendre compte du dispositif légal qui permet qu’il y ait plus d’égalité entre les hommes et les femmes. » Et elle termine en disant que cela relève des pouvoirs publics, pas du métier de sociologue.
Sur l’emballement médiatique autour du Mariage pour Tous, Virginie Descoutures trouve que « le débat a manqué de débat » et que « c’est la première fois que des gens vont dans la rue, vont manifester, pour interdire des droits à d’autres […] cela témoigne d’un moment réactionnaire. » Et cet engouement révèle l’importance du mariage en tant qu’institution.
L’équipe de FastNCurious tient à remercier Virginie Descoutures et Olivia Foli qui nous a permis de réaliser cet entretien.

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Entretien : Danièle Linhart parle sociologie du travail et communication

Sociologue du travail, directrice de recherche émérite au CNRS, Danièle Linhart est l’auteure de nombreux ouvrages sur le monde du travail comme L’Appel de la sirène, ou l’accoutumance au travail (Sycomore, 1981), Le Torticolis de l’autruche. L’éternelle modernisation des entreprises françaises (Seuil, 1991) et La Comédie humaine du travail. De la déshumanisation taylorienne à la sur-humanisation managériale (Èrès, 2015).
 

Au cours de cet entretien, Danièle Linhart répond à trois questions. D’abord elle explique comment les nouvelles technologies de l’information et de la communication affectent le métier de sociologue. La littérature grise a disparu des travaux de recherche dit-elle. Et il y a un travail de “valorisation de la recherche” à faire de façon à ce que les travaux de recherche sortent des tiroirs où ils sont trop souvent confinés.

Danièle Linhart souligne aussi que l’influence réelle des salariés sur l’entreprise est souvent surestimée. Les ressources humaines montrent l’entreprise comme une structure qui veille sur les salariés, sur un mode un peu paternaliste mais au final les pratiques de l’entreprise sont souvent élaborées sans eux.

Dans les ONG, il y a parfois une gestion perverse des salariés “il y a utilisation de la finalité sociale comme alibi pour faire passer des méthodes de gestion qui sont extrêmement calquées sur celles du privé qu’on a tendance à critiquer parce qu’assez impitoyables et assez difficiles à vivre.”

L’équipe de FastNCurious tient à remercier Danièle Linhart et Olivia Foli qui nous a permis de réaliser cet entretien.
Source : 

L’entreprise de dépossession, La Vie des Idées.  

Formats spéciaux

Daniel Bougnoux parle communication, politique et terrorisme avec FastNCurious

Daniel Bougnoux, chercheur en sciences de l’information et de la communication (SIC), est l’auteur d’ouvrages majeurs dans la discipline comme La crise de la représentation et son Introduction aux sciences de la communication.
Dans cette entretien divisé en trois parties, il nous parle des SIC, du terrorisme et de sa médiadépendance et enfin de communication politique.
 

D. Bougnoux qualifie les SIC de « randonnée critique » il explique qu’il y a dans les SIC une volonté de s’écarter de la méthodologie tracée par d’autres disciplines. « Il y a la volonté de se confronter au hasard des événements » et l’idée que tout est bon à prendre pour réfléchir.
« Nous sommes des sujets de mondes propres ». Chaque porteur est facteur de transmission, prélève sa dîme sur le message qu’il a reçu, c’est à dire, au passage, le transforme ». « Tout ça fait partie d’une médiologie ». La médiologie fédère de nombreuses études, elle analyse ce qu’un médium fait à un message.
 

Les médias agissent comme une « caisse de résonance » des actes terroristes. Ils propagent l’onde de choc des actes terroristes. « Il y a médiadépendance du terrorisme et les médias trouvent un effet d’audience pernicieux dans les actes terroristes ».
Le journaliste va t’il relayer simplement ces actes ou alors utiliser un langage de prise de distance ? « Le propre de la terreur c’est qu’on n’a plus aucun recul, on a la face contre terre. » « Les messages sont reçus et traités par des sujets d’information qui doivent rester critiques, » ils doivent les élaborer en les recevant.
 

 
En 1996, Daniel Bougnoux écrit une Lettre à Alain Juppé. Il revient ici sur son contenu et l’éclaire à la lumière de la situation politique actuelle.
« Il [Juppé] avait une vision descendante de la politique où le chef d’Etat ou de gouvernement était en position d’avoir à expliquer des mesures, et les autres à les appliquer ou à les enregistrer. » « C’est une conscience que la raison est distribuée et non pas incarnée dans le chef et que la raison étant distribuée, seule une forme minimale de participation et de communication horizontale peut faire émerger des solutions éminemment politiques ».
Un message a de moins en moins de chance d’arriver dans la tête des gens de la même façon pour tous à cause de la multiplication des mondes propres.
« Le costume de chef de guerre de Francois Hollande lui va bien et il va bien, en général, à un chef d’Etat. » Cela peut rassembler la nation et faire du bien au pouvoir en place. « il y a actuellement un moment d’émotion qui rend le corps social moins fracturé qu’auparavant ». « Mais on sait à quel point ces états sont métastables ».
FastNCurious remercie Oliver Aïm qui nous a permis de réaliser cet entretien.

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FastN is back

Si l’équipe FastNCurious change, le bébé lui va continuer à grandir… En effet, l’ancienne équipe en charge du blog nous a laissé les clés de la boutique pour que nous puissions sortir du berceau et faire en sorte de continuer de grandir le mieux possible.
Au programme cette année : des articles toujours aussi pertinents, le retour des Conférence #BuzzOff et plein de nouveaux projets … On vous réserve quelques surprises.
Cette année l’équipe s’est élargie (nous sommes passé de 30 à 36 rédacteurs réguliers) et reste tout aussi déterminée à vous livrer des articles qui aborderont les différentes problématiques de la communication avec un regard critique et incisif. Avec toujours des angles d’attaque et problématiques pertinentes.
Nous tenons à remercier l’ensemble de la précédente équipe pour nous avoir aidés lors de la passation et pour leur travail.
Le pôle présidentiel : Jeanne Capeyron, David Lavaud et Niels Pedersen.
Crédits images : 
maxisciences.com 

Fast Tweets Bannière FNC
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Retour sur les tweets de janvier 2015 (2)

La transmission culturelle : l’écriture, les symboles, l’espace et le temps

© Capture d’écran sur le site BBC Radio 4
Depuis quelques temps, l’émission britannique A History of Ideas de la chaîne de radio BBC Radio 4 – soit l’équivalent de France Culture au Royaume-Uni – réalise de courts clips vidéos pour illustrer et développer une partie des propos tenus dans l’émission.
FastNCurious vous propose de visionner le clip issu de l’émission Simon Schaffer on Humans, Apes and Carl Linnaeus dont la thématique est : qu’est-ce qui nous rend humain ? The Idea of Cultural Transmission.
L’émission opère des rapprochements avec les grands singes pour mieux dégager les caractéristiques spécifiques de l’être humain.
S’il est vrai que nous ressemblons pour beaucoup aux grands singes, nos différences de comportement sont nombreuses et portent surtout sur le rapport vis-à-vis de la technologie. Le terme de technologie est ici à prendre au sens large, il ne doit pas désigner ce que nous entendons aujourd’hui par les technologies électroniques ou numériques, mais bien par tout ce qui relève de la téchnē, c’est-à-dire de la technique et de l’outillage. Les singes fabriquent les mêmes outils depuis des centaines et des centaines d’années, quand ce n’est pas le cas des hommes.
Finalement le principal facteur de différence se trouve dans nos manières de communiquer. Les humains ont la capacité de pouvoir transmettre leurs connaissances et leur culture à travers les générations, l’espace et le temps. Les singes s’observent et se copient, mais ne sont pas capables comme nous de transmettre grâce à des symboles, des moyens mnémotechniques, des objets, des images ou encore des écrits de transmettre leur culture aux futures générations. Nous pouvons transmettre notre savoir à des individus qui vivront bien longtemps après notre mort. C’est ce qui permet l’évolution, et ce qui nous définit ; quand les singes sont voués à répéter éternellement les mêmes schémas.
Les héros de séries sont-ils nos nouveaux amis ?

Adèle Van Reeth, Sandra Laugier, Pacôme Thiellement et Monica Michlin A.L © Radio France
 
Le 24 janvier dernier, l’un des débats consacrés par France Culture dans le forum L’année 2014 vue par la philosophie, s’est intéressé aux séries télévisées. Le titre de la conférence, True Detective : Les héros de séries sont-ils nos nouveaux amis ? a permis de prendre la série évènement de 2014 comme point de départ pour une discussion philosophique. Diffusée depuis le 12 janvier 2014 sur la chaîne HBO, la série en question – True Detective – rencontre un franc succès.
FastNCurious a récemment consacré un dossier complet sur la figure du héros et du anti-héros et c’est sur cette lancée que le blog vous recommande le podcast de cette conférence France Culture.
Animatrice du débat pour Les Nouveaux Chemins de la Connaissance, Adèle Van Reeth rappelle, avec ses invités, que les séries sont un objet d’étude philosophique très récent. Le tournant actuel est d’étudier des séries qui ne sont pas prises au sérieux par le genre – comme par exemple The Wire et Twin Peaks – et donc de s’intéresser aux séries plus populaires et grand public comme Lost et 24h Chrono.
Les séries sont une forme d’expression artistique qui, comme le feuilleton journalistique, se prêtent à une assimilation de ces œuvres au sein de notre quotidien, et soulèvent des questions. La pertinence philosophique des séries viendrait des personnages, d’où le titre de la conférence sur les « héros de séries ». On s’attache aux personnages avant de s’attacher à l’histoire. Les personnages de séries sont plus forts que les personnages de romans ou de film car ils traversent notre quotidien : on les rencontre régulièrement, dans notre intimité, et ils ont sur nous une force d’éducation morale. Leur vie nous apprend des choses sur la nôtre et nous transforme. Par exemple, la série à succès 24h Chrono – mettant en scène un président des États-Unis noir – aurait habitué les esprits à voir un président noir. En définitive, les séries nous interrogent sur nos propres représentations du monde, en nous confrontant à d’autres.
Comment Facebook est-il en train de dévorer l’industrie médiatique traditionnelle ?

© Slate.com
 
Pourquoi la lecture automatique des vidéos postées sur Facebook est une fausse bonne nouvelle pour les médias institutionnels (les journaux, les radios, les chaînes de télévision…) ? C’est la question que se pose Will Oremus dans un article de deux pages : Facebook Is Eating the Media pour Slate Technology.
Il fut un temps où les internautes cherchant un article journalistique tapaient bien sagement l’adresse URL d’un site d’information ou simplement son nom dans le moteur de recherche. Ils se retrouvaient alors sur le site d’actualité via sa page d’accueil et naviguaient depuis, jusqu’à un article précis. Mais depuis quelques temps (cf l’étude Edelman sortie il y a quelques jours lors du sommet économique mondial de Davos) les internautes passent de plus en plus par des moteurs de recherche ou des agrégateurs de contenus, Google News en tête, sur lesquels ils tapent directement le sujet d’actualité qui les intéressent. Ils n’ont ensuite plus qu’à cliquer sur un lien qui leur a été donné en résultat et se retrouvent instantanément sur la page précise d’un article précis d’un site d’information. Ils en naviguent plus et n’entrent plus sur le site à partir de la page d’accueil, mais y arrivent précisément par un article.
Les choses ne cessant jamais d’évoluer, on remarque que de plus en plus d’internautes présents sur les réseaux sociaux se servent de ces derniers comme portails d’information, notamment Facebook, second site de trafic vers articles d’actualité derrière Google News. Ils sont abonnés aux flux de sites d’informations et découvrent l’actualité par les flux que ces sites postent sur leurs murs, ou timeline… L’an passé, Facebook a inclus à sa plateforme un algorithme de lecture automatique des vidéos. Désormais, vous n’avez plus besoin de cliquer sur un message du NYTimes pour lire la vidéo qu’ils ont posté sur le grand blizzard, mais elle se met en route toute seule, depuis votre page FB. Le problème est que cela ne rapportent rien aux sites d’informations – ni sur les vues, ni sur les revenus publicitaires – étant donné que la visibilité est hébergée par des sites extérieurs.
Pour lutter contre cela et contrer l’algorithme de Facebook qui lance automatiquement par défaut les vidéos, il suffit de se rendre dans les paramètres de son compte, l’onglet vidéo et de les désactiver.

© Capture d’écran Facebook
 
Les réseaux sociaux dans la bouche d’un adolescent

© Back Channel, Teen Talk
Ces derniers jours, un article fait sensation dans le milieu tech, A Teenager’s View on Social Media, sous-titré « Written by an actual teen » : Andrew Watts. Suivi par What Teens Really Think about YouTube, Google+, Reddit and Other Social Media, du même jeune homme.
Ce qu’il dit en quelques mots ? Facebook, c’est déjà du passé. C’est quelquechose qu’on avait quand on était au collège, ou au lycée. Les gens y restent seulement parce que c’est devenu vraiment trop marginal de ne pas y être inscrit. Dorénavant FB n’est presque plus utilisé que pour ses fonctionnalités de groupe, relativement pratiques. FB est manière de rester en contact avec des personnes avec qui tu ne te sentais pas suffisamment proche pour demander un numéro de téléphone. L’attrait d’Instagram est dans qualité des supports photos, et dans le fait que le réseau ne soit pas encore fréquenté par les générations aînées. Snapchat permet d’être soi-même sans être rattaché à son identité sociale, c’est addictif et libérateur. Il n’y a aucune pression sociale, les échanges se passent dans l’intimité, dans le réseau des amis. Et il y a aussi un côté très storytelling, où l’on crée l’histoire de notre journée. Tumblr c’est une sorte de société secrète, tout le monde en fait partie mais personne n’en parle. On suit des pseudos et on est suivi par des pseudos. Il n’y a aucune identité sur le site, et on peut même changer l’URL de son blog autant de fois qu’on le souhaite. Linkedin, on doit être dessus alors on est dessus. Youtube a radicalement changé le monde, tout le monde l’utilise, on y va tous les jours, il est pratiquement impossible de ne pas passer par YouTube. C’est un grand marché où il y a de tout, et chacun trouvera toujours quelque-chose qui l’intéresse. Google+, je ne connais personne qui l’utilise, j’ai laissé tomber parce que je trouve que c’était trop compliqué, il faut à chaque fois attribuer une personne à un certain cercle…
Et si les journalistes n’avaient plus besoin de cameramen ?

© Capture d’écran meta-media.fr et branchez-vous.com
Canne à selfie, perche à selfie, bâton-selfie, selfie stick… Ces multiples expressions désignent le même objet, mais à l’heure d’aujourd’hui, aucun consensus n’a été adopté, que ce soit autour de son nom, de son utilisation, ni même de son utilité…
Le blog de la Prospective de France Télévision Meta-Media nous a permis de découvrir une petite nouveauté dans le monde du journalisme : l’usage du « bâton-selfie » pour les petits reporters. En effet, il ne s’agit pas encore de se filmer avec son smartphone dans un contexte de guerre en Syrie ou encore Irak. Pour l’instant, le phénomène ne touche que les petits reporters, ces journalistes envoyés spéciaux pour une chaîne toute info ou dépêchés sur une manifestation ou un grand salon. Ce fut le cas d’Aura Lopez (que l’on voit ici tout en bas à droite de la photographie), lors du CES (Consumer Electronics Show), évènement consacré aux nouvelles technologies. Ce nouvel objet a fait son entrée sur le marché grand public depuis à peine un an mais sa pratique s’est déjà diversifiée. Ce dispositif permet de faire des selfies du nouveau genre, en accordant une place beaucoup plus grande à l’arrière-plan. C’est donc tout naturellement que ce nouveau gadget a été accaparé par les touristes, histoire que tout le monde sache bien où ils sont partis en voyage…
Rapidement, les journalistes lui ont trouvé un nouvel usage : permettant de se filmer soi-même, le bâton selfie devient un formidable outil pour tous les journalistes freelance en manque de moyen ou les rédactions en pleines coupes budgétaires s’économisant le service d’un véritable cameraman de profession.
Cela nous renvoie une fois de plus au processus de démocratisation de la production de l’information. Cela a commencé par Internet avec l’apparition des blogs, puis a été suivi des photos d’amateurs que l’on a accusés de tuer le métier de JRI (journaliste-reporter d’images), pour maintenant en arriver à une mise en danger de la profession de cadreur…
Marie Mougin
@mellemgn